Historique
du projet
En janvier 2005, la Ville de Besançon, la Communauté d’Agglomération
du Grand Besançon, et le Casino Barrière de Besançon lance
un appel à projet pour un événement culturel, festif et participatif,
pour trois éditions annuelles, doté d’un budget évolutif de
600 à 900 000 euros.
François-Xavier Ruan et Pascal Esseau déposent le projet de
Musiques de Rues, qui au terme de la procédure d’appel d’offres,
est retenu en mai 2005.
Le projet est d’emblée soutenu par la Région Franche-Comté
– qui participait au jury de sélection - puis plus tard, par
le conseil Général du Doubs.
La
jeune équipe constituée s’installe dans une partie de la
friche industrielle Supérior de Prés de Vaux à l’automne
2005 et commence l’élaboration de la première édition. Parallèlement,
elle ébauche les premières actions culturelles dans la région,
notamment au Lycée Professionnel de Dole (Frédéric Le Junter)
et dans les quartiers de Besançon, avec les interventions de
la Fanfare de la Touffe.
La première édition dépassa largement les pronostics en terme
de public et de fréquentations : pour l’anecdote, le concert
du HoT8 Brass Band en France, du être annulé et reporté au
lendemain pour cause de surfréquentation sur le site des Prés
de Vaux, l’affluence posant alors des soucis de sécurité. La
première édition au positionnement réussi a révélé également
quelques faiblesses dans l’organisation et un manque de visibilité
du festival dans la Ville. Malgré ces défauts de jeunesse,
le comité de suivi et d’évaluation considère cette première
édition comme un succès.
La seconde édition en 2007 confirmera l’élan de la première
édition, avec le succès confirmé des afters dans la grande
halle des Prés de Vaux, la découverte des bastions Vauban dans
le cadre d’un parcours sonore, l’ambiance festive du Village,
l’aboutissement du travail d’action culturelle en direction
du public scolaire, le tout servi par une météo radieuse de
l’été indien. Une étude sur le public révèle un renouvellement
du public, son caractère hybride, plutôt régional, populaire
et assez familial. C’est un succès, le festival que ses organisateurs
avaient rêvé, tout à la fois surprenant, iconoclaste et sympathique.
Le comité de suivi et d’évaluation du projet est satisfait
et la question du renouvellement du marché est posée. Faut-il
poursuivre l’aventure, prometteuse après ces deux éditions
par un conventionnement ? La procédure d’appel à concurrence
est-elle adaptée au renouvellement d’un projet si satisfaisant ?
Finalement, dans un contexte pré-électoral, les commanditaires
choisissent de relancer une consultation ouverte, un nouvel
appel à projet. L’équipe du festival hésite puis se rend à
la nécessité juridique et, dans un climat de confiance exprimée,
décide de concourir à la pérennité du festival.
Parallèlement, nous militons auprès des élus pour la création
d’une fabrique culturelle aux Prés-de-Vaux, offrant à des artistes
un lieu de résidence et de travail dans les espaces libres
de la friche supérior. Avec succès, puisque le projet figure
dans les propositions du candidat Jean-Louis Fousseret.
En mars 2008, pendant que nous nous consacrons à la rédaction
de notre projet 2009-2011, Jean-Louis Fousseret est réélu,
avec dans son équipe, un nouvel adjoint à la culture, Yves-Michel
Dahoui, qui d’emblée, marque ses distances.
Début juin, un premier jury au complet avec les différents
partenaires commanditaires, auditionne deux candidatures dans
le cadre de l’appel d’offre.
Le
nouvel adjoint sollicite alors auprès de la commission quelques
éclaircissements sur le budget en convoquant à lui seul un
second jury. Une seconde audition a donc lieu devant lui accompagné
d’un conseiller municipal en charge du dossier lors du premier
marché, sans la présence des autres commanditaires.
Nous apprendrons donc début juillet que le projet déposé par
le Troisième Pôle est jugé plus « prometteur » pour l’image
de la Ville, et c’est sans réelles explications que Musiques
de Rues vivra sa dernière édition.
Les arguments délivrés ensuite à la presse locale, notamment
budgétaires (70% de frais de fonctionnement !) sont faux et
diffamatoires et serviront surtout à tenter de clore le débat
interne.
L’édition 2008 sera difficile, avec une météo glaciale et
pluvieuse, des conditions financières draconiennes et un manque
de sérénité compréhensible, dans l’équipe comme chez les 200
bénévoles.
Le succès public de cette dernière édition ne s’est pas démenti,
avec un public très chaleureux, une présence indéfectible des
artistes qui soutiennent jusqu’au bout le projet malgré une
totale incompréhension qui demeure encore :
Pourquoi la Ville de Besançon a-t-elle abandonné son festival
qui avait fait ses preuves et marchait si bien ? |